Checklist pour migrer le stockage de vos médias dans le cloud : tout ce que vous devez savoir

Vous envisagez de faire migrer le stockage de vos médias dans le cloud ?

Vous êtes au bon endroit.

Dans cet article, vous découvrirez:

  • Les types de stockage les plus courants;
  • Les étapes nécessaires avant de lancer votre projet.

Les équipes de production sont aujourd’hui confrontées à un ensemble de défis inhérents aux systèmes de stockage de ressources classiques. Outre la transformation numérique, elles doivent composer avec certains facteurs commerciaux tels que les contraintes de budget et de capacité. Pour choisir leurs solutions de stockage, les responsables privilégient désormais la réduction des coûts, la simplification des processus, l’amélioration des performances d’extraction, ainsi qu’une accessibilité et un contrôle améliorés. 

Avant de présenter les atouts du stockage cloud, examinons quelques-unes des technologies de stockage multimédia les plus fréquemment employées.

Types de stockage les plus courants

Les entreprises disposent actuellement de cinq méthodes principales pour gérer le stockage et l’accessibilité des ressources à grande échelle. Chacune d’entre elles présentent des avantages et des inconvénients. Voyons cela de plus près :

1. Stockage en mode bloc de type Amazon EBS (Elastic Block Storage) ou réseau SAN : un débit élevé pour les tâches éphémères

Le stockage en mode bloc est une technologie employée pour la sauvegarde de fichiers de données dans des environnements de stockage cloud. Également appelé SAN (Storage Area Network), ce type de réseau est connecté via des liaisons Fibre Channel. Le stockage en mode bloc transforme les données en les regroupant sous forme de blocs distincts associés à des identifiants uniques. 

Les données sont ici scindées à partir des terminaux utilisateur, ce qui permet de créer plusieurs chemins d’accès et donc, d’accélérer la phase d’extraction. Cette technologie repose sur des disques durs et  SSD dont le coût au gigaoctet oscille entre 0,006 et 0,1 USD. La variabilité de ce coût dépend de chaque système et des fonctionnalités offertes. Cette solution est généralement employée pour la production, la post-production et le traitement intensif, pour lesquels des temps d’accès plus rapides sont essentiels.

2. Stockage en mode fichier (NAS) : l’option idéale pour le partage en interne

Cette approche est déployée sur les systèmes de stockage en réseau, ou NAS (Network Attached Storage). L’architecture de fichiers repose dans ce cas sur des dossiers organisés selon un ordre spécifique. Le système lui-même se compose de plusieurs disques durs interconnectés au sein d’une instance physique, laquelle est ensuite exposée sur le réseau par le biais du système d’exploitation. Suivant les besoins en termes de sauvegarde et de résilience, les disques peuvent être montés à l’aide du protocole RAID, ce qui permet de gérer le niveau de duplication et de garantir qu’aucune défaillance d’un disque ne vienne compromettre les données enregistrées.

Plusieurs utilisateurs peuvent monter un volume simultanément via cette couche du système d’exploitation et accéder à leurs fichiers à distance en bénéficiant de la convivialité des protocoles de fichiers courants. Du reste, cette facilité constitue également le principal inconvénient, dans la mesure où le système d’exploitation devient potentiellement un point unique de défaillance. Le stockage au niveau fichier est en outre fortement tributaire du débit d’accès au réseau, d’où des problèmes de simultanéité possibles entre l’écriture et la lecture (notamment dans le cas du protocole NFS).

3. Stockage Objet : une solution polyvalente, évolutive et résiliente

Le stockage objet scinde les fichiers de données en unités spécifiques appelées « objets », qui sont conservés dans un entrepôt de stockage unique. Des métadonnées étendues sont ensuite ajoutées à chaque fichier en éliminant la structure de l’arborescence de fichiers et en consolidant les données au sein d’un pool de stockage. Ce type de technologie s’emploie pour la conservation et la récupération d’archives avec un coût pouvant varier de 0,010 à 0,023 USD par gigaoctet. Il s’agit de l’un des services de base proposés par les fournisseurs de cloud public (par exemple la solution S3 fournie par AWS, ou Object Matrix dans sa version cloud, qui est également disponible on-prem). 

Le stockage Objet sur site est également possible, mais au prix d’infrastructures supplémentaires, telles que des serveurs physiques et certaines technologies open source, telles qu’OpenStack. Une main-d’œuvre conséquente est également requise pour leur configuration.

4. Archivage LTO (Linear Tape Open) : une option très compétitive à faible consommation d’énergie

Le stockage sur bande magnétique au format ouvert, ou LTO, est depuis longtemps considéré comme la référence en matière de sauvegarde et de stockage d’archives. Ce format est conçu pour offrir une capacité et une densité de stockage élevées.  En tant que système de données sur bande, cette option fournit des capacités de stockage à grande échelle (de l’ordre de 12 To par bande, ou 30 To en mode LTO8 compressé), avec une durée de conservation moyenne de 30 ans. Ce type de technologie de stockage s’emploie principalement pour l’archivage à froid, moyennant un coût au téraoctet très avantageux.

Il convient de mentionner que ces systèmes présentent un paradoxe intéressant : le contenu doit d’abord être récupéré avant d’être accessible. Pour cela, il faut généralement patienter de quelques minutes à quelques heures (sur les systèmes automatisés). Un autre avantage des systèmes LTO est qu’ils sont très économes en énergie. En plus d’être très compétitifs, leur empreinte carbone est donc beaucoup plus faible qu’avec les autres options de stockage.

5. Bandes vidéo

La bande vidéo (Betacam, HDCAM…) utilisée comme support de stockage n’est peut-être plus aussi courante qu’il y a 30 ans. Pourtant, elle a toute sa place dans cette liste, dans la mesure où de nombreuses entreprises continuent d’y avoir recours !  Il va sans dire que pour les données d’archivage, les bandes vidéo ne sont pas une option de stockage optimale. De fait, elles ont été conçues pour être économiques, et leur durabilité est limitée. La probabilité de perte de contenu vidéo est élevée. Les bandes ne durent qu’un certain temps avant de se décomposer. Cette option de stockage est traditionnellement utilisée pour les archives « froides », c’est-à-dire à accès occasionnel. Si vous travaillez sur un projet de migration d’archives utilisant des bandes vidéo, vous allez devoir, dans un premier temps, numériser ces bandes. Il s’agit d’un processus particulièrement coûteux en main-d’œuvre.

Stockage dans le cloud

Le stockage cloud est un modèle de cloud computing dans lequel les données sont transférées et stockées sur un support distant. C’est par exemple le cas des serveurs accessibles sur Internet ou via une connexion réseau privée. Ce système résidant sur un système de stockage hors site est géré par un prestataire de services tiers. Il permet de stocker potentiellement plusieurs centaines de milliers d’heures de vidéos, de photos et autres fichiers. La migration implique le déplacement de l’objet et des métadonnées qui lui sont associées, ainsi que la mise à jour de l’application. Cette dernière peut alors déterminer où se trouvent les données si elle a besoin d’y accéder ultérieurement. Il s’agit également d’un environnement privilégié par les utilisateurs effectuant des sauvegardes de niveau professionnel avec un transfert et un accès sécurisés des ressources dans le monde entier.

La migration vers le cloud étape par étape

Le stockage dans le cloud offre une large gamme de produits et de services qui répondent à la diversité des besoins professionnels. Un exemple est la conservation de supports à long terme à des fins de sauvegarde et d’archivage. Cette méthode constitue une alternative moderne au stockage de contenus audiovisuels.

Le cloud permet de stocker et de récupérer les ressources de manière durable, économique, efficiente et sécurisée. S’agissant de l’archivage, le “stockage objet” dans le cloud se révèle plus performant en termes de latence et de mécanismes d’extraction. Ce procédé élimine les coûts induits par les erreurs de sauvegarde et le surcroît de travail associé aux niveaux SLA.  

En définitive, comment aborder la migration de votre stockage dans le cloud ?

1) Faites l’inventaire de votre contenu afin de délimiter la taille de votre projet.

  • Calculez le volume des données.
  • Notez tous les types de documents (photos, vidéos, fichiers PDF). 
  • Répertoriez les extensions de fichier (.avi, .mp4, .mxf, .jpg, .PDF, etc.), car elles pourront être réutilisées plus tard pour créer des règles de routage.
  • Déterminez si ces fichiers sont compressés dans une seule archive ou s’ils sont accessibles (ce qui peut avoir des répercussions importantes dans le cas d’un système LTO).
  • Notez le nombre de fichiers. 
  • En partant du nombre de fichiers, identifiez tous les formats vidéo et calculez le nombre d’heures correspondant ; cela peut en effet être utile si un transcodage est nécessaire.
  • Enfin, créez une feuille de calcul reprenant l’ensemble des noms de fichier, chemins d’accès, emplacements, métadonnées existantes et dates de création (par ordre ou par priorité).

2) Assurez-vous que les contenus sont accessibles.

  • Utilisez-vous des cassettes vidéo ? 
  • Sur quels supports vos fichiers sont-ils stockés ? Système LTO, on-prem, S3, etc.
  • Les contenus sont-ils disponibles en externe ? Quelles connexions (et quelle bande passante) peuvent être utilisées ? (cette dernière question détermine s’il est préférable d’opter pour une migration physique plutôt qu’un transfert public ou via un VPN).

3) Définissez les protocoles de transfert.

  • Selon le projet concerné, vous pouvez conserver le contenu à son emplacement d’origine tout en le référençant à un autre emplacement à des fins d’indexation et de recherche (chez Newsbridge, c’est ce que nous appelons la stratégie de stockage Bring Your Own Storage, BYOS).
  • Transférez toutes les archives vers un stockage cloud ; dans ce cas, la durée du projet dépend du protocole de transfert. Plusieurs possibilités s’offrent à vous : pour quelques téraoctets et une bonne connexion sortante, il se peut que le transfert sécurisé sur Internet soit mieux adapté. D’autres alternatives existent pour les tailles d’archives supérieures en optant pour un système d’archivage mobile autonome rattachable ultérieurement au réseau de stockage d’objets dans le cloud.

4) Préparez les documents pour l’importation de métadonnées.

  • Effectuez un mappage de métadonnées (en faisant correspondre le champ personnalisé du système A avec celui du système B).
  • Exportez ou créez un thésaurus contenant la liste des valeurs de métadonnées (mots-clés, balises, localisation, etc.).
  • Exportez ou créez votre thésaurus au format .CSV, qui est le plus universel. Pas besoin d’un diplôme d’ingénieur pour vous en servir !

Une fois ces éléments en main, vous disposez d’un récapitulatif complet pour estimer, planifier et choisir votre solution de stockage, puis procéder à la migration proprement dite. Newsbridge propose différentes solutions de stockage capables de répondre aux nombreuses exigences des entreprises, que les utilisateurs aient besoin de stockage instantané ou froid, très économique et/ou à faible émission de carbone. Newsbridge fournit la technologie et la plateforme essentielle à l’indexation des contenus et l’enrichissement des métadonnées pour la nouvelle médiathèque.

Vous avez d’ores et déjà un projet de migration en tête ?

N’hésitez pas à contacter nos Solution Architects et experts du cloud pour en savoir plus.